(décodage)-encodage de mots

Cycle 2CPCE1
L'intention pédagogique
Outiller les tentatives d’encodage de mots inconnus avec des éléments du code appris.

Les programmes
« Au cours du cycle 2, les élèves continuent à pratiquer des activités sur le code dont ils ont eu une première expérience en GS. Ces activités doivent être nombreuses et fréquentes. Ce sont des « gammes » indispensables pour parvenir à l’automatisation de l’identification des mots. L’identification des mots écrits est soutenue par un travail de mémorisation de formes orthographiques : copie, restitution différée, encodage.
Identifier des mots de manière de plus en plus aisée (lien avec l’écriture : décodage associé à l’encodage) ; correspondances graphophonologiques ; combinatoire (construction des syllabes simples et complexes)
Activités nombreuses et fréquentes sur le code : exercices, « jeux », notamment avec des outils numériques, permettant de fixer des correspondances, d’accélérer les processus d’association de graphèmes en syllabes, de décomposition et recomposition de mots
Copie de mots et, surtout, encodage de mots construits avec les éléments du code appris. »
(p 17)

Activité

Suite à la lecture d’un texte, Antoine constitue un corpus de mots qu’il a sélectionnés et organisés en fonction de leur(s) difficulté(s).
Il propose à un groupe d’élèves de compléter une fiche papier de phrases à trous ou illustrations de mots à écrire. Une découverte collective de la fiche permet d’identifier oralement les mots à écrire.

Chaque élève découpe mentalement le mot identifié en syllabes orales. Puis il tente de les transcrire à l’écrit sur la tablette, en touchant/faisant glisser des lettres oralisées automatiquement (le nom de la lettre ou un son sont prononcés avec une voix de synthèse) ou non. Il combine ensuite ces syllabes écrites pour composer une proposition écrite du mot à écrire.

Antoine étaye individuellement l’activité des élèves en les invitant à consulter les affichages de classe et autres manuels/supports, en les aidant à se remémorer des lectures passées, en orientant leur travail de recherche

Les élèves soumettent leur travail à l’enseignant qui, selon, (in)valide les propositions ou invite l’élève à s’auto-valider à l’aide d’extraits d’un dictionnaire junior ou de textes de référence… Ils recopient enfin la proposition sur la fiche papier.

Préparation

Sélectionner un corpus de mots

Paramétrer l’application

Tester la prononciation et si besoin spécifier la prononciation d’une combinaison de lettres

Applications

iOSAndroid

la magie des mots
Matériel, supports

affiches de mots rencontrés/étudiés

dictionnaires junior

casques audios

Pertinence ?

L’application, par la rétroaction immédiate qu’elle donne à l’élève à chacun de ses essais, les plonge en situation de recherche active, avec une attention plus soutenue qu’avec un dispositif « classique », sans étayage numérique : après 25 minutes d’activités, les élèves souhaitaient majoritairement poursuivre le travail proposé.

Chaque élève avance à son rythme ; l’enseignant est plus disponible pour les élèves à besoin particulier et/ou en difficulté.
2 élèves « fragiles » ont gagné en confiance : ils ont réalisé avec plaisir l’activité qu’ils refusaient d’investir sérieusement jusque-là.

Pour certains élèves, il est nécessaire de limiter leur recherche dans le dictionnaire à l’échelle d’une double page préalablement photocopiée.

Le principal inconvénient de cette application « ouverte » (en ce qu’elle permet de travailler n’importe quel mot, contrairement aux applications qui proposent un corpus de mots défini et limité *) est dû aux erreurs de prononciation du moteur de synthèse vocale : une proposition correcte sur le plan orthographique peut ainsi être présentée comme erronée par la machine.
Il est donc indispensable de définir une liste de mots pour tester le moteur de synthèse vocale et si besoin, définir des exceptions de prononciation à l’aide d’une fonctionnalité développée pour palier à ce type de problème.

En l’état, l’application impose une recherche à l’échelle des lettres/phonèmes. L’auteur/développeur de l’application a accepté de mettre à la disposition du « groupe ardoises » parisien une version béta de l’application permettant de paramétrer une sélection de syllabes écrites à manipuler : à suivre …

* « Dictée Montessori » (L’escapadou – iOSAndroid) est une version équivalente mais limitée à une sélection finie de 240 mots, permettant d’éliminer toutes les erreurs de synthèse vocale.

Références

André Ouzoulias, Lecture Ecriture – Quatre chantiers prioritaires pour la réussite, Retz, 2013

Rémi Brissiaud, L’erreur orthographique, l’apprentissage implicite et la question des méthodes de lecture – écriture, in Les Cahiers pédagogiques n°440 [lire sur le site]