orthographe lexicale

Cycle 2CE2
L'intention pédagogique
Aider les élèves à mémoriser les correspondances phonèmes-graphèmes.

Les programmes
« S’initier à l’orthographe lexicale : mémoriser l’orthographe du lexique le plus couramment utilisé.
Activités de tri et d’analyse des mots selon des critères variés ; exercices d’entraînement et de réinvestissement afin d’en mémoriser l’orthographe.
« 
(Bulletin officiel n° 30 du 26-7-2018, p 19)

Activité

Toutes les deux semaines, dans le cadre de la consolidation des correspondances phonèmes-graphèmes, Daivid fait travailler ses élèves sur un son qu’ils doivent être capables d’orthographier correctement. Un corpus de mots ne comportant que des mots fréquents (« un fauteuil » mais pas « une bruyère ») est quasi intégralement proposé par les élèves à l’occasion d’une séance initiale collective : Daivid invite les élèves à proposer librement, oralement, un mot dans lequel on entend un son (ici le son [j]). Il sélectionne une proposition et invite tous les élèves à l’écrire sur leur ardoise blanche avant de l’écrire à son tour au tableau : un corpus de mots est ainsi progressivement constitué et organisé selon les graphies du son étudié ; son observation permet de dégager collectivement des régularités institutionnalisées dans une leçon à copier ou à coller dans le cahier en fin de séance (leçon qui sera si besoin complétée individuellement par certains élèves à l’occasion d’un temps de travail individualisé, l’annotation constituant une preuve de début de compréhension de la règle pour des élèves bien souvent peu « scolaires »).

Au cours des deux séances suivantes mises en œuvre selon une organisation de type « plan de travail », les élèves s’entraînent sur une sélection d’exercices du manuel de français et sur l’application La magie des mots : les mots travaillés ne sont pas exclusivement extraits du corpus précédemment travaillé afin de privilégier le réinvestissement des règles d’orthographe au « par cœur ». Si besoin, ils sont invités à s’appuyer sur la leçon avant de solliciter l’aide de Daivid qui, selon la difficulté, convoquera la leçon ou le dictionnaire électronique (Larousse junior) sur tablette. Certains élèves se bornent à réaliser le plus rapidement les exercices d’application sur leur cahier ; ils ne réinvestissent ni le travail oral ni le travail de synthèse de la leçon et ne fixent pas l’orthographe : ils sont alors amenés à réaliser des exercices « supplémentaires » ou de « remédiation » sur leur cahier après un travail de correction réalisé par l’enseignant ou un camarade de la classe.

Sur tablette, chaque élève commence par s’identifier (son activité sera tracée : durée de saisie, nombre d’indice(s) convoqué(s), pourcentage de réussite*). Il sélectionne le mode « dictée » de l’application puis sélectionne la liste de mots à travailler. Il saisit ensuite successivement chaque mot oralisé par une synthèse vocale (« Ecris … ») en déclenchant si besoin l’affichage progressif d’un modèle (indice). La saisie correcte d’un mot déclenche l’apparition d’une animation valant validation, suivie d’une nouvelle proposition de mot à saisir.
Lorsque le pourcentage de réussite est inférieur à 90%, Daivid invite l’élève à recommencer (plus tard) la dictée numérique (en utilisant moins la touche « indice », afin d’améliorer le score) ou constitue un groupe de remédiation. Au cours de ces séances, Daivid effectue des copies d’écran des propositions les plus « exotiques » : (un photeuil, ….) qu’il convoquera ponctuellement en fin de semaine (la liste des « animaux bizarres ») pour faire analyser les erreurs au regard des règles institutionnalisées, rappeler des règles mobilisées dans d’autres exercices (chasse aux indices) et rebrasser les mots étudiés.
A la fin des deux semaines, Daivid propose collectivement une dictée de mots « classique » : l’enseignant dicte des mots que les élèves écrivent sur papier.

Préparation

Création de la liste d’utilisateurs (import de fichier .txt)

Création des listes de mots ; import sur les tablettes.

Paramétrer l’application

Tester la synthèse vocale des mots des listes et si besoin définir une exception

Applications

iOS

la magie des mots
Matériel, supports

leçon

casques audios

(manuel ; dictionnaire électronique)

Pertinence ?

Chaque élève travaille sur une liste de mots adaptée à ses compétences et avance à son rythme grâce à la rétroaction immédiate que l’application donne à l’élève à chacun de ses essais.
« Libéré », l’enseignant a la possibilité d’observer l’activité des élèves, voire leur stratégie révélée au gré des essais-erreurs successifs.

8 semaines après la mise en œuvre de ce dispositif, Daivid disposait de suffisamment de traces d’activités*  pour pouvoir faire mesurer aux élèves les plus en difficulté les progrès accomplis à force de travail régulier.

Le corpus de mots inscrit dans la leçon ainsi que les dictées préparées sur tablette s’appuie essentiellement sur la régularité des correspondances « phonème-graphème ». Les élèves trouvent ainsi souvent deux dictées sur tablette autour de la même leçon avec, en premier, des mots très fréquents et qui respectent les règles générales (exemples : les mots masculins avec le son [j] s’écrivent –il comme fauteuil ou travail et les mots féminins s’écrivent –ille comme feuille ou abeille). Quant à la deuxième dictée, les élèves retrouvent des mots moins fréquents (comme bruyant ou carillon) et qui sont parfois irréguliers. Cela permet une pratique adaptée et progressive en fonction des capacités orthographiques de chaque élève.

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